Journal de Bord

Journal des fêtes n°8

Connaissez-vous Robert ? Mentionné à quelques reprises dans certains articles et dans l’a-propos de Vaikarona, cet homme est sans conteste le meilleur dans tous les domaines, le plus talentueux des environs et celui à qui vous devez Vaikarona. Robert est une lumière dans nos cœurs, un rêve pour l’avenir mais aussi –Vous aimeriez en savoir plus ?

Robert c’est le big boss, il est toujours là, tapis dans l’ombre et sans son aide nous ne serions rien. C’est pourquoi j’ai eu envie de vous parler de lui. Les fêtes me mettent de bonne humeur et Noël se prête bien aux histoires près d’une cheminée. Il faut pour cela remonter quelques mois plus tôt, sur les rives d’un fleuve, là où l’histoire de Vaikarona que vous connaissez depuis bientôt 1 an et demi, allait prendre une tournure exceptionnelle.

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Le froid allait s’installer progressivement, la neige tomberait sans interruption et les gens seraient recouverts de leurs plus chauds habits. C’est ce que croyait la jeune fille qui se tenait sur le bord extérieur du trottoir, appuyée légèrement sur la table dont elle assurait la garde. On y voyait une multitude de paquets et un écriteau sur lequel était écrit « Silvouplé ». La fille scrutait les trottoirs, cherchait les regards tandis qu’elle frottait avidement ses mains les unes contre les autres, comme si le froid la dévorait tout entier. Elle jouait des jambes pour afficher son ressenti. Et on pourrait croire en la regardant, elle et son office, qu’il s’agissait de la plus fidèle représentation de la petite fille aux allumettes.

Malheureusement froid ne rime pas avec septembre et bermudas et robes d’été sont toujours de sortie. Pauvre petite fille, tant d’énergie gaspillé en vain.

Le spectacle était affligeant pour les passants. Par pitié certains lui souriaient et partaient aussitôt ; l’ignorance étant le choix des autres. Dans la foule, les regards se perdent et la fille s’oublie. Elle se laissa tomber en arrière, atterrissant sur un vieux manteau crasseux et bousculant une cannette de bière vide au passage. Sa vue se troubla et fixa le trottoir froid et grisâtre.

Dans la foule du mois de septembre, un homme se promenait, se dandinait comme le dernier des dépravés. Il n’avait pas de haut mais portait son t-shirt en écharpe, il n’avait pas de couvre-chef mais portait son slip comme un bonnet, pas de pantalons mais de chaudes pantoufles roses parées pour l’hiver. Les alentours s’élargissaient devant lui, on lui cédait volontiers le trottoir, libérant l’horizon pour le plaisir de sa vue : ses yeux bruns saluaient du regard le monde entier quand son postérieur fermait la marche et incitait à le suivre.

Personne ne le suivait. Lui suivait pourtant. Les belles femmes sentaient son regard et se cachaient derrière leurs époux. Il n’y en eu qu’une qui ne se cacha point. Une jeune fille aux allumettes étalée contre un mur venait de le remarquer et appuyait son regard vers-lui.

Comme un inconscient qui ne se connait pas, la jeune fille ne sait pas ce qu’elle fait. Sa tête s’était tournée naturellement vers l’homme. Celui-ci s’étant approché, il la fixa à son tour et l’obligea finalement à se redresser quand celui-ci se baissa à la hauteur de ses yeux. Ils se dévisagèrent pendant de longue minute, la respiration haletante, les regards curieux portés sur eux et la brise du fleuve caressant leurs joues. L’homme vêtu de rose prit la parole :

« Bonjour jeune fille, je suis Robert et je te vois. »

Ces simples mots choquèrent et firent couler aussitôt d’intenses larmes pour la jeune fille. Elle se leva, se serra contre lui et l’invita à poursuivre sa marche en sa compagnie. Ceci était une rencontre, une invitation à marcher ensemble et à parcourir des horizons à la recherche du bonheur.

La jeune fille sur son pull se nomme Holo, Celui-ci est froissé, la bière l’a usé mais l’homme qui le porte est fier. Appuyé sur son héros dans cette marche miraculeuse sur les bords du fleuve, il ne pouvait rêver de mieux. Robert l’observe et alors qu’ils franchissent le pont vers l’autre rive lui demande son nom. Celui-ci répond simplement.

« Nox. »

Je comptais publier le journal de Bord le 25 Décembre, ça aurait été un jour de fête et une bonne explication pour la décadence dont j’ai fait preuve à l’instant. Hélas, le retard est un talent irrépressible sur Vaikarona. Au final je vous livre l’histoire sur la venue de Nox parmi les chroniqueurs de Vaikarona (100% Véridique). Une histoire qui, je l’espère, vous touchera sincèrement à une époque ou les films de Noël ont enterré mon cœur dans des draps de morales à 2 balles. Par contre j’appréhende avec une certaine part de curiosité la réaction de Nox quand il découvrira ce pavé qui le transforme en petite fille.

Cela fait un bon bout de temps qu’on n’avait pas fait de Journal de Bord et voilà que je vous livre une histoire sans queue ni tête. Comme à son habitude Vaikarona n’a pas de ligne de conduite claire et évidente, c’est un endroit où l’on trouve des tartines, des choses qu’on appelle des opinari et des critiques trop timides pour spoiler, trop fermés pour inviter à la découverte ; de l’animation, des films, un peu de littérature, du manga ou encore des jeux vidéos. Et maintenant ça.. Je ne peux cependant pas vous promettre que ça ne se reproduira pas. En attendant, je vous prie d’attendre 15 minutes à compter du Lundi 26 Décembre 15h avant la sortie d’un véritable Journal de Bord à partir du lien ci-dessus :

Journal Véritable des fêtes n°8

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1 thought on “Journal des fêtes n°8

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